Le peu que je connaisse de la psy, c’est de fouiller dans la vie des gens pour chercher la ou les causes d’un agissement ou d'une réaction probable des personnes.
Je suis policier et j’ai fait mon service national dans la police. Pour détenir une arme, des enquêtes sont faites sur les individus. La mienne a déterminé des faits importants dans ma vie qui ont été consignés dans un dossier et qui nécessitaient pour l’administration un entretien psy. Si l’entretien (au moment de mon service national) s’avérait incompatible au port d’une arme, je n’aurais jamais pu prétendre entrer dans la police qui était le métier de mon choix.
Au cours de l’entretien, le psy a essayé d’interpréter des moments marquants et difficiles de ma vie pour en arriver au fait que je pouvais devenir dangereux. Ce fut alors à moi de leur prouver le contraire. J’ai pu être convainquant sur ma stabilité psychique car j’ai la chance d’avoir une famille unie qui s’entraide et qui communique.
Je reste persuadé que d'autres n’ont pas eu la chance d’avoir été convainquant pour leur répondre au simple fait de l’interprétation qu’ils font des événements passés. C’est alors la perspective d’une carrière qui prend fin pour ces candidats.
Ces faits relatés relèvent alors la question suivante : l’interprétation des faits par un psy peut-elle alors déterminer exactement l’équilibre mental en général du patient qui lui est présenté? L’issu de cet entretien n’étant pas dénué de conséquences.