Messieurs,
Certes la parole des enfants n'est pas "sacrée" dans le sens premier du terme. Mais dans l'affaire d'Outreau, comme le souligne le compte-rendu de la Commission parlementaire, c'est aussi la façon d'interroger les enfants qu'il faut remettre en question. Parfois, les questions étaient trop dirigées, voire, induites par les adultes. Parfois, ils ne comprennaient pas les questions posées, mais ils répondaient tout de même. Monsieur Crespin, Président et ancien avocat de l'Association Enfants Bleus-Enfants Maltraités lors du procés d'Outrau à St Omer indique à la même Commission parlementaire qu'en matière d'expertise , il faut réformer les moyens et mettre en place le principe du contradictoire. En outre il ajoute qu'il faut des personnes compétentes pour juger à sa juste valeur la parole de l'enfant. Une experte pédopsy soulevait ce problème lors des auditions de la Commission ad hoc en prenant comme exemple le système canadien qui utilise un canevas type. C'est ce que je relate dans mon essai paru chez l'Harmattan en septembre 2006 sous le titre Outreau et aprés ? La justice bousculée par la Commission d'enquête parlementaire.
In fine si la parole d'un enfant ne peut être sure à 100%, comment peut-on définir un profil psychologique dés la petite enfance comme le souhaitait le Ministre de l'Intérieur dans sa loi sur la délinquance des mineurs ? Sommes-nous déterminés à vie à un profil psy ? En tant que médecin, vos réponses m'intéressent.